Les feux,
2018

De cette vie sur les routes, il ne persiste que des impressions. Des brûlures sans chronologie. Comme si l’itinérance inhibait l’agencement de la mémoire.

Rouquin et son amour pour Elvis, Nathan, sa jument “la petite folle”, Sem’hi, le chien joyeux… tous sont arrivés par la route, dans un rêve de feu, de fête. Et au petit matin, ils avaient disparu.

Dans la lumière de ces feux, les corps se faisaient eclipses et n’existaient plus tant par la matière qui les compose que par leur halo.

Puis, par le vide qu’ils créaient en partant. La brume comme seule preuve de l’illusion à l’oeuvre.