Seuils,
2012



Une nappe de brouillard isole la maison dans un cocon froid et silencieux. Seule, je photographie les pièces une par une depuis le pas de la porte.

Quelque chose dans l'ordonnance de cette maison me dérange. Au premier étage, les chambres se font face deux à deux, autour d'un pallier au bout duquel siège un imposant fauteuil en cuir. L'ombre suinte par la rainure des portes disjointes, le sol craque.



Dans ces chambres, les meubles n'ont jamais changé de place. L'agencement même du mobilier - acteur ou témoin - trahit symboliquement l'acte initial. Réponse silencieuse à la loi du silence.





Mark
© Albertine Guillaume 2018