Feu au jardin d’hiver,
2013

« J'ai déjà vu le feu à des lacs d'eau, je te jure. Je te souhaite de le vivre un jour. »

Ce message cryptique, reçu d'un proche à la veille de son départ, deviendra le mantra de cette recherche photographique, comprenant photographies, reprographies d'archives et extraits d'herbiers. Celle-ci propose un rapprochement analogique entre les altérations induites par le feu et l'eau, dans un corpus où s'entrelacent les lieux et les temps.

Dans une équation où l'eau, selon son dosage, est soit agent destructeur soit conservateur, le feu devient simplement une déshydratation accélérée.

Le foyer est vide depuis longtemps et la piscine se remplit de feuilles mortes. Le jardin en friche recèle pourtant encore quelques bulbes, qui germeront au même endroit tous les ans. Et le cimetière éternellement fleurit de plastique, ne présente aucune trace dans la neige fraiche.

Mark
© Albertine Guillaume 2018